Editorial

En juin, la Fête de la Musique est de retour à Shanghai. Depuis sa création en 1982, un 21 juin, jour du solstice d’été, dans la tradition des anciennes fêtes de la Saint-Jean, la Fête de la Musique a connu un succès immense. D’abord en France, où elle est rapidement sortie des centres-villes pour irriguer les communes rurales mais aussi faire son entrée dans des...

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Editorial

Paru le : 7 juin 2011 / Dernière mise à jour : 2 juin 2011
En juin, la Fête de la Musique est de retour à Shanghai. Depuis sa création en 1982, un 21 juin, jour du solstice d’été, dans la tradition des anciennes fêtes de la Saint-Jean, la Fête de la Musique a connu un succès immense. D’abord en France, où elle est rapidement sortie des centres-villes pour irriguer les communes rurales mais aussi faire son entrée dans des lieux où on l’attendait moins, comme les prisons ou les hôpitaux. Rapidement aussi, la Fête de la Musique s’est « exportée » dans le monde entier. Aujourd’hui, sur les cinq continents, dans plus de 100 pays, 340 villes la célèbrent.
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Emmanuel Lenain

Quel que soit l’endroit, quel que soit le public, le concept reste le même : la musique partout et le concert nulle part. La force de la Fête de la Musique vient de son éclectisme, de la mobilisation simultanée de musiciens professionnels et d’amateurs, de l’attention portée à tous les genres musicaux, les musiques sérieuses ou savantes, le rock, le jazz, mais aussi la chanson et les musiques traditionnelles.

Partout dans le monde, les musiciens français trouvent leur public. Quand on additionne les disques et le chargement sur internet, ce sont près de 40 millions d’albums de musique française qui se vendent chaque année. Plus de la moitié des ventes ont encore lieu en Europe. En Allemagne d’abord, qui est depuis longtemps le premier marché pour nos artistes. Les Etats-Unis, marché pourtant réputé difficile, sont la seconde destination de nos exportations musicales. Mais dans ce domaine comme dans bien d’autres, le marché asiatique progresse à une vitesse vertigineuse, tout particulièrement en Chine.

C’est pourquoi Shanghai, berceau de la scène jazz en Chine, creuset du métissage culturel et nouvelle frontière de l’industrie musicale mondiale, est devenue une destination de la Fête de la Musique. L’année dernière, pour sa première édition ici, elle a rassemblé près de 50.000 personnes. Cette année, les 18 et 19 juin, elle prendra une ampleur nouvelle avec des lieux rarement ou jamais utilisés pour des événements de ce type, comme le quartier des jardins Yu, Wharf 1846 sur le Bund, Sinan Mansions ou encore le musée Rockbund. Le concert de lancement se tiendra lui en plein centre-ville dans une grande halle réhabilitée, le 800 Show, avec la jeune chanteuse chinoise Moonrock, le chanteur folk An Nai Ling, puis Joyce Jonathan, l’une des stars montantes de la scène pop française. Tous les spectacles seront gratuits et permettront très souvent d’associer artistes chinois et français.

Avec cette deuxième édition, la Fête de la Musique est en passe de devenir une véritable institution, un rendez-vous annuel pour ses habitants, une manière conviviale de célébrer les arts et une façon de partager, sans barrière de langue ou de culture, quelques heures de fraternité. Que vous soyez musicien du dimanche, mélomane averti ou simple amateur, je vous souhaite de passer un excellent moment.

Emmanuel Lenain,
Consul général de France à Shanghai
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