Conclusions du sondage au sujet de la création d’un hôpital franco-chinois

Le groupe lyonnais NOALYS, regroupant des hôpitaux privés, a effectué une campagne de sondages ayant pour cible les expatriés français de la région de Shanghai. Ce travail préliminaire à pour but de cibler leurs attentes et de mieux prendre en compte les différentes considérations pour, à terme, présenter un projet crédible d’hôpital franco-chinois. Cet...

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Conclusions du sondage au sujet de la création d’un hôpital franco-chinois

Paru le : 12 septembre 2011 / Dernière mise à jour : 1er septembre 2011
Le groupe lyonnais NOALYS, regroupant des hôpitaux privés, a effectué une campagne de sondages ayant pour cible les expatriés français de la région de Shanghai. Ce travail préliminaire à pour but de cibler leurs attentes et de mieux prendre en compte les différentes considérations pour, à terme, présenter un projet crédible d’hôpital franco-chinois. Cet établissement, conventionné par la Sécurité sociale, permettra de répondre à la forte demande et offrira à la France le moyen d’exposer son savoir faire, tant au niveau médical que technologique.

Né d’une demande de la communauté française de Shanghai, par la voix de son Consulat général, le projet d’hôpital franco-chinois répond à trois objectifs majeurs :

  • développer une offre de soins cohérente à destination d’une population expatriée française croissante (au moins 15.000 selon les sources du Consulat), de moins en moins aisée, et ne bénéficiant encore d’aucun hôpital conventionné avec la Sécurité sociale française
  • ouvrir une vitrine de la santé publique et de la politique de protection sociale française en Chine.
  • offrir, par la présence d’un tel établissement sur le sol shanghaïen, une opportunité pour les industriels français de la santé d’exposer leur savoir-faire et leur excellence.

Afin de répondre de la manière la plus adéquate possible aux attentes du premier public concerné par la construction de l’établissement, les Français résidant à Shanghai, un sondage a été réalisé entre avril et juin 2011, par le biais d’un questionnaire numérique mis en ligne sur le site du Consulat et signalé par la Lettre de Shanghai (numéro de mai 2011). Plus de 300 réponses ont été recueillies, reflétant bien l’opinion de la communauté française de Shanghai.

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Sondage de l’hôpital franco-chinois

I- Données générales :

Au delà des informations directement liées à des problématiques de santé, plusieurs données relatives aux caractéristiques de la communauté française de Shanghai ont été recueillies qui confirment les analyses qualitatives du Consulat général. On déduit ainsi des conclusions de l’enquête que la population française de Shanghai correspond en grande majorité à une installation de long terme, puisqu’environ 60% des français présents actuellement à Shanghai le seraient depuis plus de trois ans, et 20% depuis un à trois ans. Par ailleurs, la durée de séjour souhaitée est, dans la grande majorité des cas, supérieure à trois ans (72% des réponses), et, dans 96% des cas, supérieure à un an.

Quant à la nature de l’activité professionnelle exercée, celle-ci est majoritairement exercée dans le cadre d’un contrat local (48% des réponses). La part d’emplois sous contrat français n’est cependant pas négligeable (35%). Est également recensée la présence de conjoints d’expatriés sans activité professionnelle (4%), d’entrepreneur s(4%), de stagiaires (4%) et d’étudiants (4%). Concernant le revenu annuel de chaque foyer, celui-ci se situe en majorité entre 30.000 et 60.000 euros (21%), ainsi qu’entre 60.000 et 100.000 euros (21%). Les foyers modestes (moins de 10.000 euros annuels) constitueraient selon cette enquête 8% des foyers français de Shanghai, alors que les foyers les plus aisés (plus de 150.000 euros annuels) en représentent 5%.

II- Données de santé publique :

L’enquête réalisée a permis de glaner des informations essentielles sur les caractéristiques de santé publique de la communauté française de Shanghai.

La question de la possession de droits à la Sécurité sociale française est cruciale. Si 54% des répondants déclarent posséder ces droits, 38% n’y sont pas éligibles, et 8% ne disposent que de droits partiels. Quant à la souscription à une assurance médicale complémentaire, elle est effective pour 83% des répondants. Les principales caisses recensées sont les suivantes, par ordre décroissant de récurrence : GMC, April Mobilité, Previnter, Allianz, Labalette et AXA. La raison principalement évoquée par les répondants ayant déclaré ne pas disposer d’assurance complémentaire est le manque de moyens (dans 57% des cas), avant le choix personnel (43% des réponses).

Il apparaît que les familles françaises de Shanghai comportent majoritairement un à deux enfants (44% des cas). 25% des foyers comportent plus de deux enfants, et 31% n’en comportent aucun. Par ailleurs, 25% d’entre elles ont accueilli un enfant nouveau né à Shanghai.

III- Tendances d’opinion :

Au sujet des divers intérêts pour la communauté française de Shanghai de disposer d’un établissement franco-chinois sur son territoire, il apparaît que la préoccupation majeure des répondants concerne la qualité des soins (66% des familles notant ce thème comme étant d’un intérêt maximal). Le fait de disposer de médecins français ou francophones trouve également écho parmi les besoins de la communauté (jugé d’intérêt maximal par 55% des familles), tout comme le fait que l’établissement dispensera des soins établis dans le cadre d’une convention avec la Sécurité sociale française (44%). La qualité de l’accueil est, en revanche, un intérêt qui n’est considéré comme maximal que par 23% des répondants.

En réponse à la question de la pertinence de l’implantation du futur établissement dans la zone de Hongqiao, 92% des répondants estiment le lieu satisfaisant, et affirment prévoir de s’y rendre.

69% des répondants se sont déjà rendus, au moins une fois, dans un hôpital chinois pour des raisons de santé. Il apparaît que la difficulté majeure rencontrée par un Français hospitalisé dans un établissement chinois est celle de la communication : seul 1% des répondants s’estime pleinement satisfait de la qualité de la communication au sein de ces établissements. Le taux de satisfaction est également très faible quant à la qualité des soins (5%) ainsi que la qualité des dispositifs médicaux (5%), et il en est de même pour la qualité de l’accueil (8% de pleine satisfaction). En revanche, le taux de pleine satisfaction est nettement plus élevé au sujet des tarifs pratiqués (30%). Néanmoins, on peut déduire de cette étude une insatisfaction globale de l’ensemble des services proposés par les établissements chinois.

Enfin, quant aux spécialités que le futur établissement pourrait comporter, l’existence d’un service de médecine générale est considérée comme vitale par 77% des répondants. La création d’un service de chirurgie répondrait aux besoins vitaux de 59% d’entre eux, semblablement à la mise en place d’un service de pédiatrie (54%) et d’obstétrie (52%). L’ouverture d’un service de cancérologie est jugée d’une pertinence maximale par 26% des interrogés, celle d’un service ORL par 30% des répondants. La création d’un service de neurochirurgie ne répond qu’aux attentes de 17% des interrogés, et la mise en place d’un service d’urologie, ainsi que de psychiatrie, n’est considérée comme essentielle que par 12% des questionnaires reçus.

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